La Danse.
Anaïs Vindel × Caroline Desile
Scénographie et performance.
La Danse est une invitation à entrer en mouvement avec les œuvres, à les vivre et les expérimenter physiquement.
Le spectateur devient un danseur involontaire, guidé par une scénographie rythmée par la répétition, l’assemblage et la circulation dans l’espace.
Conçu comme un paysage sensible, le dispositif associe sculptures en grès et peintures pour créer une partition vivante, faite de plans, de seuils et de trajectoires.
Chaque élément — territoire sculptural ou pictural — participe à la composition d’un espace à parcourir, révélant les œuvres sous différents angles au fil d’un dialogue mouvant entre matière et lumière.
Les reliefs, les courbes en mutation et les compositions des toiles tissent une chorégraphie visuelle, évoquant un mouvement perpétuel, une transformation en suspens.
Dans cet échange, la matérialité brute du grès répond à la poésie vibrante des toiles : la rigueur architecturée des sculptures se mêle à l’organicité de la peinture, faisant naître un langage commun, une danse entre structure et spontanéité.
La lumière, dorée et rasante, façonne ce paysage imaginaire.
Elle découpe les volumes, caresse les surfaces, révèle les nuances et inscrit le temps dans la matière.
Dans cet écrin de pigments et de grès, le mouvement ne se limite plus à la composition : il est incarné par la présence des corps.
Les œuvres deviennent alors des partenaires de jeu.
Elles se déplacent, se recomposent, s’offrent au toucher et à l’équilibre.
Assis, en appui ou en suspension sur les formes, les corps éprouvent la rugosité du grès, la douceur des toiles, et transforment l’espace par leur passage.
Chaque interaction redessine la scénographie, comme une partition qui se réécrit au fil des ombres et des gestes.
Ici, la danse devient un langage — un échange entre le corps, la matière et la lumière, une respiration commune entre l’humain et l’espace créé.
Lorsque le mouvement s’efface, il ne reste qu’une trace fugace :
un paysage transformé, une mémoire de gestes, comme un souffle inscrit dans la lumière.
©dyplostudio